Qu'est-ce qui différencie une entreprise prospère d'une entreprise moins prospère ? Bien sûr, il faut proposer des produits ou des services adaptés au marché à des prix raisonnables. Mais il s'agit aussi de diriger, d'organiser et de motiver l'équipe, ainsi que de communiquer correctement avec elle.
Il faut un bon dirigeant, le capitaine, ainsi qu'une culture adéquate. Avec une petite équipe de direction, le dirigeant crée des incitations et une atmosphère motivante pour des processus de discussion ouverts, dans lesquels les ressources de tous sont mises à contribution. Par son comportement, le supérieur hiérarchique montre qu'il sert le grand objectif de l'ensemble de l'entreprise et garde à tout moment une vue d'ensemble. Il désamorce les luttes de pouvoir et réduit les jeux politiques au sein de l'entreprise. En outre, il définit clairement la répartition des rôles et décide quand des changements de stratégie, également appelés changements de paradigme, sont nécessaires. Tous conviennent de décomposer la stratégie globale en plusieurs stratégies partielles.
Ce scénario est plus complexe dans les équipes multinationales, car celles-ci sont soumises à des sensibilités culturelles qui constituent un défi supplémentaire. Par exemple, de nombreux Asiatiques sont souvent moins directs dans la formulation et l'exigence d'objectifs et semblent à première vue moins proactifs que leurs collègues germanophones. Cela peut entraîner des malentendus dus à des attentes erronées. Il est préférable d'entretenir des relations respectueuses, tenant compte des différences interculturelles, qui utilisent les conflits pour atteindre efficacement les objectifs.
« La différence est un atout », telle est la devise : cette méthode contribue en fin de compte de manière décisive à la réussite des stratégies partielles et à la réalisation de l'objectif global.
L'esprit d'équipe : plus facile à dire qu'à faire :
Le team building n'est pas un outil facile à utiliser. Les règles du jeu et les motivations différentes constituent un risque important. Il convient de les identifier en détail et de les subordonner à l'objectif global. Il est important que les résultats ne soient pas attribués à des individus, mais à l'équipe. Les conflits existants et leur résolution s'inscrivent dans une communication nécessaire, respectueuse et ciblée sur la voie du succès. Des dialogues informels et directs, mais toujours compréhensibles, sont utiles à cet égard. À cela s'ajoute l'appréciation de différents types de personnalités, telles que les penseurs anticonformistes, les spécialistes et les généralistes.
Mais comment parvenir à instaurer un tel esprit d'équipe ?
Les conseils suivants peuvent vous aider :
- Structure : il est nécessaire d'assurer une connexion appropriée et constante entre tous les collaborateurs internationaux et le siège social, associée à une bonne formation et à un entraînement adapté.
- Leadership : celui-ci doit être adapté à la situation, avoir pour leitmotiv « le leadership comme modèle » et s'expliquer également sur la base de la réciprocité. Le dialogue pourrait alors commencer comme suit : « Mettez-vous à ma place. Que feriez-vous à ma place pour atteindre nos objectifs ? »
- Formation : en outre, tous les collaborateurs devraient être impliqués dans des projets internationaux et participer autant que possible aux processus de bonnes pratiques.
- Authenticité : les exemples concrets de collaborateurs qui ont été à la fois encouragés et stimulés et qui ont fait carrière au sein de l'entreprise, en Allemagne et à l'étranger, constituent un bon exemple d'un fort potentiel d'identification. Ceux-ci créent une forte identité et incitent à suivre l'exemple des collègues promus.
- Perspectives de carrière : il est important d'avoir des perspectives concrètes pour la carrière de chacun, mais celles-ci ne doivent pas être à court terme, mais plutôt à moyen et long terme.
Aujourd'hui plus que jamais, à l'ère de la communication mondiale, rapide et parfois redondante, ces aspects jouent un rôle particulier. La motivation et le leadership font toute la différence ! En particulier dans le contexte des structures matricielles et de projet, qui sont de plus en plus courantes, la motivation spécifique de chaque individu et le bon leadership de l'équipe sont des facteurs clés de succès essentiels pour créer durablement un sentiment d'appartenance.


